Laissez le bois respirer. Chaque pièce façonnée
est une forêt qui murmure.
Nous sculptons « ce qui ne se voit pas encore.
Le chêne chuchote avant de se taire.
Le noyer garde ses secrets entre les fibres.
Le bois n'est pas un matériau. C'est un langage.
Nous écoutons ses veines, ses nœuds, ses silences.
Puis nous lui donnons une voix.
Chaque planche est une tranche de vie. Nous choisissons l'angle, l'épaisseur, le moment où l'arbre a libéré sa sève. La scie ne coupe pas : elle libère.
Les queues d'aronde ne se voient pas toujours. Mais elles sentent l'ébéniste. Les chevilles de bois ne sont pas des fixations : ce sont des serments entre deux pièces.
Le vernis n'est pas une finition. C'est un dialogue entre la lumière et le bois. Nous choisissons la texture, l'épaisseur, le moment où la pièce respire enfin. Puis nous la laissons vivre.